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jeudi 6 juin 2013

élections municipales : Très haut débit en zone rurale .... ca va finir par exploser

En France nos sommes spécialistes des usines à gaz, on a en plus des "institution", des "autorités", des "régulateurs" qui plutôt que d'aider à avancer réglementent, légifèrent, alourdissent le système avant même que le moindre projet n'aient vu le jour.
Je reviens du 1er Forum Changez d'ère, où je représentais l'association Net-IKi et le FabLab de Biarne et je vous engage (si vous avez 2 Mbps de bande passante ou plus), de visionner les tables rondes extrêmement intéressantes et constructives.  "ça donne envie de continuer et d'avancer encore !"
Les jeunes générations avancent, "survivent", se débrouillent.. alors aidons les.
C'est typiquement ce que nous faisons avec Net-IKi et le FabLab par exemple.

C'est l'excellente tribune de Marie Blandard Professeur de sciences économiques et sociales dans les Echos.fr qui apportent de l'eau à mon moulin, concernant ce grand machin inféodé à l'opérateur historique qui m'a fait réagir.
Le titre résume tout :
"L’ARCEP, boulet du numérique français 
La France aime les autorités indépendantes. Dès qu’un dossier se présente dans un ministère, on pense tout de suite à créer une autorité indépendante chargée d’encadrer un secteur (complexe). L’ARCEP est une de ces créations monstrueuses qui a perdu toute notion de service public et de bon sens économique. Un constat partagé par tous et même par le Gouvernement Ayrault, c’est dire…" - lire l'article 

Extrait : "un rapport confidentiel (plus si confidentiel que cela) révèle que l’Autorité "n'a pas pu, ou pas voulu, développer une véritable stratégie industrielle qui permette aux acteurs français de rester performants et compétitifs". 

Nous savons une chose, c'est que le sujet du très haut débit va être au coeur des prochaines municipales dans nos villages. Va falloir que les candidats soient au courant du sujet s'ils veulent avoir une petite chance de se faire (ré)élire ! 

mardi 4 décembre 2012

La Stratégie régionale sur le haut et le très haut débit en détail

Afin que chacun puissent se faire une idée, voici ce que "dit" la Région

"Les usages liés à l’internet occupent une place toujours plus importante dans notre vie quotidienne. C’est le cas pour les particuliers et les entreprises mais également pour tout ce qui concerne l’accès aux services publics. Dans le seul secteur résidentiel par exemple, la recherche d’information, la communication (messagerie, forums, réseaux sociaux, téléphonie et visiophonie sur internet), les transactions et l’accès à des services (e-commerce, opérations bancaires, enchères et vente...), et enfin le divertissement (radio, télévision, vidéo à la demande, téléchargement, jeux en ligne et en réseau…) sont autant d’usages courants aujourd’hui.. . . . " Lire la suite

En gros on aura peut être du très haut débit en 2025.... 
Maintenant on peut rester à râler dans son coin, ou se mobiliser.... à vous de voir. 

Les permanences de l'association Net-IKi : mardi et vendredi de 17h30 à 18h30 à Biarne, salle Net-IKi, entrée par l'arrière de la mairie. 

vendredi 1 juin 2012

Il faut continuer à se mobiliser

Le collectif existe déjà depuis plus de 4 ans. Au départ tout le monde se mobilisait, réunions publiques, TV en direct depuis la place de Jouhe..... Acceptation d'une rustine technologique le WiMax.... il y a quelques maisons qui ne peuvent pas y avoir accès mais globalement l'action du collectif puis de l'association avec ses bénévoles qui ont expliqué, donné beaucoup de temps à rapporté puisque les Biarnais et les Jouhannais sont les plus connectés au WiMax du Jura. En gros 50% des abonnés au WiMax dans le Jura à fin 2011 sont de Jouhe et Biarne !

Pourquoi çà  marche ici et pas ailleurs ? 
Les petits opérateurs WiMax, le délégataire choisi par le CG (ancienne majorité) ont fait preuve, depuis le début d'un certaine légèreté quant à la gestion et surtout à la communication vers les abonnés ou futurs clients. Net-IKi a servi de facilitateur, nous avons accompagné, aidé, expliqué.... Encore une fois cette étape n'est qu'un e étape, il faut maintenant se mobiliser ou se remobiliser pour disposer de très haut débit en coeur de village.

Un article du Progrès vient de nous apprendre que 1 300 foyers du Jura allaient être raccordés à la fibre optique par le Sidec. Sur deux zones pilotes et pourquoi pas nous ?
Evidemment nous ne sommes pas les seuls villages a attendre le très haut débit, il faut même se féliciter que 1 300 foyers, soit raccordés. Mais quid des autres villages ? 

Que fait le Sidec (Syndicat mIxte D'énergies, d'Equipement et de Communication du Jura) ? Nous avons essayé à plusieurs reprise d'entrer en contact. Une association de bénévoles ! çà ne les intéresse pas ! (le Sidec est subventionné par le CG39 et par la taxe de péréquation que nous payons tous sur notre facture d'électricité)
Nous ne sommes sans doute pas assez bien pour eux.

Maintenant il faut que nous nous bougions, sinon c'est en 2025 et pas avant que le très haut débit arrivera.
Hé oui, n'espérez plus vendre vos maisons ou vos terrains sans du très haut débit, les prix chuterons de 30 à 40%. C'est pas faute de le dire depuis 3 ans !

Le choix est simple, on se mobilise, on prépare une nouvelle action pour que l'on soit parmi les prochains villages fibrés. On ne demande d'ailleurs pas la fibre dans toutes les maisons, depuis 4 ans nous réclamons  de la fibre au coeur du village. Ce qui permettrait d'avoir de l'ADSL 20 Mbps et TV dans chaque foyer.
La facture pour les deux villages pourrait être entre 50 et 200 000 €, selon si c'est l'opérateur historique qui fait le devis ou d'autres. Le Sidec a, me semble-t-il, la compétence pour passer de la fibre en aérien, ce qui diminue les coûts du génie civil pour la fibre de 70%. C'est ce que fait l'équivalent du Sidec dans l'Ain, pourquoi pas chez nous ?

Pourquoi l'opérateur historique fait-il des propositions indécentes aux communes pour mettre en place une technologie déjà obsolète pour un coût prohibitif. En gros pour Jouhe il propose de passer une fibre depuis Dole ! en creusant 5 à 7 km ! alors que les fourreaux libres existent et qu'il n'y a qu'à tirer la fibre !
En plus la fibre est disponible sur le réseau de Connectic 39 au péage de l'autoroute.

Nous sommes dans une situation où les soit disant spécialistes, qui vivent grassement avec nos impôts sont ... tout simplement incompétents ou en charge de nous plomber. Peut être que pour eux aussi il faudrait un peu de changement non ?

Maintenant il y a des élections dans une semaine, à vous de voir quel candidat parle de très haut débit dans son programme. ...

On se retrouve 
Net-IKi va fêter ses trois ans, une centaine d'ateliers numériques à la bibliothèque de Jouhe et à la salle Net-IKi de Biarne, le premier RuralCamp rural de France, une présence dans les média et sur Internet. Nous sommes considéré comme des villages numériques. Tout çà pour démontrer que dans les villages ruraux comme les notres, nous avons des usages, nous savons tirer profit d'Internet et que çà aide à la vie personnelle, associative et professionnelle de tous.
Nous continuons, puisque depuis bientôt deux ans nous avons mener à bout de bras un projet important en terme d'usages innovant du numérique. Ainsi le premier FabLab rural de France va ouvrir ses portes à Biarne le mercredi 27 juin 2012 à 18h, en présence du Président du Conseil Général.
Nous comptons sur votre présence à tous, pour montrer que les usages du très haut débit nous les avons, nous en avons besoin. C'est maintenant qu'il faut bouger, encore une fois ce n'est pas en râlant que çà va changer les choses. C'est tous ensemble que nous pouvons montrer que nous savons ce que nous voulons.

Retrouvez nous sur le site Net-IKi et sur ceelui du FabLab.

PS : l'Assemblée Générale de l'association aura lieu le vendredi 15 juin 2012 à 19h30 a la salle Net-IKi à Biarne (ancienne salle de classe dans le bâtiment de la mairie)
autre rendez-vous le samedi 23 juin de 10 à 17h nous organisons un Barcamp de lancement du FabLAb : BootCamp Net-IKi dans la salle Net-IKi de Biarne. Vous êtes les bienvenus.

Pascal Minguet
Vice-Président de Net-Iki, co-créateur du collectif, de l'association et du FabLab.
pascal.minguet@gmail.com


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mardi 3 avril 2012

Télémédecine et télésanté : sans haut débit il y aura malaise


Le très haut débit « maillon faible » de la chaîne collaborative de santé


" La télémédecine peut changer la donne
1-La télémédecine  en quelques mots :
Les principales applications de la télémédecine ou médecine à distance sont :
- la télé-consultation et le télé-diagnostic : consultation médicale à distance
- la télé-surveillance ou surveillance à distance d’un patient
- la télé-expertise : avis donné à distance par un expert ou un médecin
- la téléformation : consultation des informations médicales (bases de données, imagerie, cours de formation)
- la création de réseau de télémédecine : transmission des dossiers
- la téléchirurgie qui permet de manipuler du matériel médical à distance et d’avoir une action directe du praticien sur le patient. . . . ."
  Lire la suite de l'article de Pierre Ygrié sur le Web du Gévaudan. 

jeudi 5 mai 2011

DÉPLOIEMENT DU TRÈS HAUT DÉBIT : IL FAUT PASSER DES FAUX SEMBLANTS À UNE VÉRITABLE POLITIQUE

C'est le titre du dernier article publié sur le site de l'ARF - Association des régions de France.

"....En dépit d’annonces rassurantes à bon compte, la réalité est bien plus alarmante. Justement parce que les Régions, elles, considèrent réellement que le déploiement d’infrastructures de communications électroniques à très haut débit, la fibre optique, représente un enjeu majeur pour la compétitivité de la France et pour le service aux citoyens, elles ne peuvent que déplorer que le dossier ne soit pas pris à bras le corps......" Lire l'article complet

mardi 26 avril 2011

Calvados, la fibre optique aussi

"Ce programme permet de renforcer l’attractivité des zones artisanales, industrielles et touristiques, et de faciliter la mise en oeuvre de services utiles au développement économique, administratif et social comme, par exemple, une plate‐forme commune de téléservices (télésanté ou téléconsultations, surveillance et protection vidéo, télé‐relevé de compteurs, télégestion de bâtiments pour les entreprises, ...). ....." Lire l'article sur l'Internet très haut débit dans le Calvados.

lundi 7 février 2011

Lettre ouverte aux candidats aux cantonales du Jura en 2011

Association Net-iKi

Collectif de lutte contre le bas débit

1 rue de la Platière

39100 Jouhe – 0950 34 44 17

Aux candidats aux cantonales et aux conseillers généraux

Lettre ouverte aux candidats aux cantonales 2011

et aux Conseillers Généraux du Jura


Jouhe, le 6 février 2011



Mesdames, Messieurs,

2009 a été, pour le Conseil Général du Jura, l'année du haut débit. Nos villages de Biarne et Jouhe ont été parmi les premiers à être couverts par le Wimax, suite à notre mobilisation et notre volonté d'accompagnement du projet. Le Wimax est, pour notre collectif, la solution hertzienne intermédiaire pour attendre du très haut débit. Très haut débit Internet qui est gage d'attractivité pour les territoires ruraux comme les nôtres, source de développement économique et de création d'activités. Notre association a choisi dès 2007 d'accompagner ce projet, d'aider les habitants de nos villages à se connecter et à être des utilisateurs d'Internet. Mais, après une mise en place flatteuse, les accès Wimax ont vite été saturés à plusieurs reprises, preuve du besoin important en terme d'Internet et de débit. Le marché et les usages sont là !

A la veille de ces dernières cantonales, nous aimerions :

  • connaître votre position exacte par rapport au très haut débit dans le Jura et particulièrement dans les zones rurales, (sans très haut débit, nos villages devient rapidement des mouroirs, l'immobilier perdra 30% de sa valeur... ce sont les craintes exprimées par les habitants),

  • savoir ce que vous envisagez pour les zones qui se sont montrées très volontaires pour accueillir et soutenir le Wimax, dans les 12 à 36 mois à venir ?

  • connaître quelles seront les priorités en terme de couverture en très haut débit des petites communes comme les nôtres ?

  • savoir quelles sont vos propositions pour résoudre la situation inadmissible des foyers situés en zone blanche, non éligibles à la technologie Wimax ?


Aujourd'hui nous comptons près de 100 abonnés, un record dans le Jura, ce qui représente un revenu annuel de :

100 x 30 € x 12 mois = 36 000 € / an

  • quel budget pensez-vous consacrer à la mise en place de la fibre optique au coeur des villages, voire la fibre chez l'abonné rural ?


Nous sommes persuadés que vous saurez nous adresser votre réponse sans langue de bois et clairement argumentée. Celle-ci sera publiée sur le blog du collectif et sur celui de Net-iKi, à destination de tous les électeurs et jurassiens,


Etant sur le terrain et particulièrement informé sur les aspects techniques de ce dossier, nous restons bien entendu à votre disposition pour en parler et échanger, si vous le souhaitez.

Nous vous prions de croire, Mesdames et Messieurs, en l'expression de nos sentiments les meilleurs.

Association Net-iKi Collectif de lutte contre le bas débit


http://www.net-iki.org http://lutte-contre-56k.blogspot.com


mardi 18 mai 2010

Forum de la Tribune sur le Très haut débit

Le jeudi 20 mai 2010, au Conseil économique et social de Paris.
Je vais animer le Forum des décideurs de la Tribune avec Pascal Boulard (journaliste à la Tribune).
Nous avons des invités aussi varié que le Ministre du développement du territoire, Michel Merci, des représentants de l'Arcep, des opérateurs, équipementiers et des Présidents de CG, CR....
J'espère pouvoir vous faire partager ce que je vais en retirer, très rapidement.

jeudi 1 avril 2010

2 milliards pour le très haut débit, mais....

Un article intéressant sur la répartition des "2 milliards très haut débit" du grand emprunt....

"Le commissaire général du grand emprunt, René Ricol, a confirmé l'attribution de 2 milliards d'aides à l'infrastructure très haut débit. Le flou persiste pour la répartition des 2,5 autres milliards consacrés au secteur numérique...." - lire l'article de Silicon.fr

jeudi 25 février 2010

bientôt connecté au Cern...

Le réseau Connectic 39 va bientôt être relié au Cern... bonne nouvelle, que nous avons attendus très/trop longtemps.
Je rappelle que le réseau actuel est connecté à ... Rouen...

"Les réseaux Internet très haut-débit français et suisse vont être reliés d'ici l'été. Un branchement qui s'effectuera sur le village frontalier de Bois-d'Amont. La fibre optique jurassienne sera directement reliée au CERN" - lire la suite dans Le Progres

Evidement n'oublions qu'il faut aussi continuer à faire avancer les dessertes de chaque village, avec de la fibre optique dans tous les sous répartiteurs... c'est notre "combat" des trimestres à venir, le collectif et Net-iKi avancent ensemble et nous comptons sur votre soutient à tous... Si nous n'avons pas de "gare" sur une ligne à très grande vitesse, nous n'aurons que nos yeux pour pleurer et nous verrons nos villages devenir des mouroirs.... voir la lettre ouverte aux candidats aux régionales en France Comté.

samedi 20 février 2010

Elections régionales en Franche-Comté : lettre ouverte aux candidats

Lettre ouverte envoyée le 21 février 2010 aux candidats aux élections régionales en Franche Comté par le collectif de lutte contre le bas débitet l'association Net-iKi.org. Nous publierons les réponses reçues dans leur intégralité.

Collectif de lutte contre le bas débit

Association intervillage Net-iKi

1 rue de la Platière

39100 JOUHE

Lettre ouverte aux candidats aux élections régionales en Franche-Comté

Copie aux médias régionaux

Jouhe, le 19 février 2010

Mesdames et Messieurs les candidats

A l'approche des scrutins de mars et afin d'aider nos adhérents et nos proches à faire leur choix, nous aimerions connaître votre position concernant les zones Internet dites « blanches » et « grises » en Franche-Comté.

Durant le précédent mandat, l'accès à Internet haut débit (2 Mbps minimum) a été géré par les départements et très peu par le Conseil Régional qui a préféré privilégier les usages comme la visio-conférence.

Que comptez-vous mettre en place pour couvrir l'ensemble des villes et villages de la région en très haut débit (18 Mbps ou plus) ?

Quel plan d'action en terme d'infrastructure ?

Comment allez vous travailler avec les Conseils Généraux, les syndicats d'électrification, les opérateurs... ?

Que va représenter la mise en place d'infrastructures dans le prochain budget de la région ?

Il reste de nombreuses zones où l’ADSL n'est pas accessible ou bien à des débits si faibles qu'il vaut mieux ne pas en parler. Dans certains départements, comme c'est le cas dans le Jura, les zones blanches sont "arrosées" par du Wi-Max, qui certes fonctionne, mais à 2Mbps maxi, avec un abonnement 50% plus coûteux que l'ADSL commun à 30€ mensuel et avec uniquement Internet, la téléphonie étant une option.

La technologie Wimax, que les techniciens s’accordent à définir comme étant une véritable « rustine », est victime de son succès puisque les pylônes qui diffusent l’internet sont très vite arrivés à saturation à cause du trop grand nombre de connexions. Les jurassiens ne sont donc plus des paysans qui passent leur vie aux champs, ils ont besoin autant que les autres Français du haut débit à une puissance suffisante qui leur permettrait enfin de bénéficier de tous les usages que l’on peut tirer du web, à un tarif « national » de 30€ par mois. Les Franc-Comtois ne sont pas non plus des vaches à lait.

Le développement économique et social de nos villages est l’un des enjeux majeurs de ce siècle, afin que notre belle région ne soit pas à la traine : ce challenge ne sera pas tenu si le très haut débit n’est pas disponible partout. Qu'il s'agisse d'éducation, de formation continue, de travail à distance, d'accès aux services publics, à la culture, la e-santé et le maintien des personnes âgées à domicile... tous ces services nécessitent un accès Internet à très haut débit.

L'infrastructure, notamment la fibre optique au cœur des villages, dans les sous-répartiteurs, semble une solution idéale, selon le dernier rapport Tactis "Déploiement des réseaux très haut débit sur l'ensemble du territoire national – rapport d'étude". L’ensemble de la population attend avec impatience des propositions chiffrées et datées, et non des promesses qui n’ont, jusqu’alors, jamais été tenues. Internet est devenu si indispensable pour les particuliers et les professionnels que certains de nos voisins envisagent le déménagement afin d’avoir accès à ce service. Seule la fibre optique aux sous-répartiteurs pourra résoudre ce problème.

Comment envisagez-vous de desservir rapidement, via la Région ou les Conseils Généraux, nos villages qui sans Internet très haut débit vont très rapidement devenir des mouroirs et des zones désertées par les jeunes et les actifs ?

Quelles actions allez-vous mener... ?

Dans l’attente de vos réponses précises sur ce sujet, que nous relayerons sur nos sites et blogs afin d'informer comme il se doit nos adhérents, voisins et amis et proches,

Nous vous souhaitons, Mesdames, Messieurs, une excellente campagne électorale.

Jean-Baptiste Bove

Créateur et animateur du Le collectif contre le bas débit de Biarne et Jouhe

http://lutte-contre-56k.blogspot.com

Président de l'Association intervillages Net-iKi

http://www.net-iki.org

1 rue de la Platière 39100 Jouhe

assoc.netiki@gmail.com



20 2 2010 - 17h14 reprise sur ma commune.info

lundi 7 décembre 2009

Très haut débit rural : risques et opportunités

Document de Pierre Ygrié - Web du Gévaudan.

Très haut débit rural : Risques et Opportunités (National)

Des encouragements

-le grand emprunt où le numérique a finalement une place plus importante que prévu
-les déclarations gouvernementales, en particulier celles de NKM et de Michel Mercier qui a déclaré à plusieurs reprises faire du très haut débit la priorité de son ministère
-l’annonce attendue du président de la république mi décembre sur le sujet
-l’opportunité pour les ruraux de faire entendre leur voix à l’occasion des assises numériques pour tenter de « peser »sur le débat parlementaire en cours
-la nouvelle stratégie « fibre » de France Télécom annoncée récemment par Didier Lombard
mais qui mérite à tout le moins quelques développements ?

Deux grandes « inquiétudes »

1-Frilosité des parlementaires sur deux points à mes yeux essentiels

► la confusion entre services et technologies ; l’idée que tous les citoyens pourraient avoir accès aux mêmes services avec des technologies différentes est contraire à la réalité . Tout le monde sait aujourd’hui que la fibre a des capacités illimitées, contrairement à toutes les autres technologies (hertziennes,satellitaires...)
Tout le monde sait aujourd’hui que les deux réseaux de télécommunications de demain seront :
-un réseau principal, réseau fixe, en fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH ou Fiber To The Home)destiné à remplacer le réseau cuivre actuel
-un réseau complémentaire (hertzien, satellitaire...)pour nous apporter la « mobilité »
Comme nous l’avons toujours dit aux Webs du Gévaudan, les ruraux , peut-être encore plus que les citadins, auront besoin des deux réseaux, sauf à imaginer qu’ils n’auraient plus droit à un réseau fixe avec toutes les conséquences connues (moindre capacité) ou inconnues( pbs de pollutions électromagnétiques des réseaux mobiles ?). Même si l’objectif FTTH doit passer dans les territoires particulièrement isolés, par une étape intermédiaire, le FTTH rural (Fiber To The Hameau) nous devons affirmer haut et fort que nous avons droit à la boucle locale optique , y compris,dans un second temps pour les territoires les plus reculés à la « sous boucle » : liaison entre le sous répartiteur (dit aussi « armoire de quartier » de nos villages) et l’abonné.
►le (non) financement d’un fonds national de péréquation pour « fibrer » la zone 3 (la notre !) Il est dit,dans le rapport de Mme Laure de La Raudière (rapporteuse du projet de loi Pintat) « Les études disponibles évaluent le coût nécessaire pour combler le retard français et fibrer la majeure partie du territoire à 40 milliards d’euros. Il s’agit évidemment d’une somme énorme, et il faudra mobiliser toutes les sources de financement disponibles pour la couvrir » ce qui est bien , mais immédiatement après « Dans ce contexte, il paraît opportun d’attendre que des précisions soient apportées avant de décider des modalités de financement du fonds d’aménagement numérique », ce qui est moins bien ! La proposition de loi crée à l’article 4 un fonds d’aménagement numérique des territoires mais ne dit rien sur son financement ! Pourquoi attendre alors que c’est la principale demande des ruraux ? Pour les ruraux que nous sommes,le financement d’un fonds de péréquation devrait être au « cœur » de la proposition de loi !
Tout se passe comme si on n’avait pas voulu aborder les « questions qui fâchent »(cf ci-dessous)
L’environnement n’a jamais été aussi favorable pour le très haut débit mais pour couvrir les zones rurales en fibre optique, seul support garantissant les mêmes services partout, le grand emprunt n’est évidemment pas la panacée ! Au regard des 30 à 40 milliards nécessaires la couverture de la France en fibre optique nécessitera à l’évidence d’autres sources de financement ! Pour ce qui concerne les zones rurales , non « rentables » à court terme pour les opérateurs mais « rentables » à long terme à la France et aux Français, de plus en plus nombreux « en mal de campagne », ces financements ne pourront être prévus que par la loi ! Or la loi,en l’état actuelle,est étrangement muette sur ce sujet pourtant essentiel
2-Inquiétudes des collectivités locales

Les collectivités locales ; auxquelles on souhaite donner la responsabilité non seulement d’établir des schémas directeurs très haut débit sur leur territoire mais encore de les mettre en œuvre s’interrogent sur les véritables moyens de financement mis à leur disposition.
Le débat sur la suppression de la taxe professionnelle illustre s’il en était besoin leurs inquiétudes !


Des propositions :

Un Lozérien,Yves Rome (natif de Marvejols), actuellement président du conseil général du Val d’Oise et président de l’Avicca, vient de proposer de réunir les états généraux du très haut débit (http://www.degroupnews.com/actualite/n4231-tres_haut_debit-avicca-fibre_optique-deploiement-ftth.html) . En avant première de ces états généraux (s’ils ont lieu ?) les assises des territoires ruraux doivent être l’occasion de poser les « questions qui fâchent »: « la concurrence sur les infrastructures, qui oblige chaque opérateur à investir et donc rogne leur marge, a-t-elle encore un sens ? Les bénéfices de France Télécom dont le principal actionnaire reste l’Etat, ne seraient-ils pas mieux utilisés dans l’investissement sur la fibre que dans des dividendes aux actionnaires ? Pourquoi l’idée de taxe est-elle « tabou » ? Pourquoi n’y a –t-il pas eu jusqu’ici une réflexion de fond sur ce que pourraient apporter les territoire ruraux à la France alors que l’économie de la connaissance est la seule dont la « matière première »(l’information) est potentiellement disponible n’importe où ? Pourquoi ne pas reconnaître un droit égalitaire à l’information pour chaque citoyen ? Pourquoi la place « numérique » de chaque citoyen ne serait-elle pas identique quelle que soit sa place physique sur le territoire ? etc… »
Les assises des territoires ruraux sont une occasion inespérée de poser enfin quelques questions de bon sens et de s’interroger sur les besoins des citoyens dans un domaine qui impactera notre avenir dans tous les domaines à commencer par les domaines clés de la santé et de l’éducation.
Qu’attendent les citoyens ? un maximum de services, la possibilité de choisir entre les différents opérateurs et des prix attractifs sur tout le territoire. S’agissant d’un droit qui devrait être fondamental, le droit à l’information, l’égalité de traitement tant dans l’accès aux services que dans les prix doit être la règle.
Pour ce faire il faut deux conditions:
- une « tuyauterie Internet »de très haut débit identique sur l’ensemble du territoire
- une égalité d’accès des opérateurs de services à cette « tuyauterie » pour qu’ils puissent proposer les mêmes services partout.
La véritable concurrence que doit encourager le législateur est donc bien une concurrence sur les services aux consommateurs finaux et non une concurrence sur les infrastructures !
Pour aboutir à une égalité de traitement de tous les citoyens la question du FINANCEMENT du fonds numérique national est centrale. Comme ce FINANCEMENT dépend directement des réponses données aux « questions qui fâchent »il faut que les citoyens insistent auprès de leurs parlementaires pour que ces questions soient enfin posées ! Moyennant quoi on pourra alors dire que la loi, pour financer le « fibrage » du territoire français, pourra acter un COCKTAIL de MESURES dont les principaux ingrédients seraient : une taxe sur les opérateurs, une taxe sur les abonnements, le recours aux fonds européens et nationaux, le grand emprunt etc…FINANCER un FONDS de PEREQUATION , voilà le vrai problème d’actualité qu’il faut résoudre à l’occasion du débat parlementaire en cours !
Les assises des territoires ruraux n’auront de vrai résultat que si la dynamique qu’elles lancent est suivie prochainement du vote d’une loi actant un cadre règlementaire pour le développement et le financement du très haut débit sur l’ensemble du territoire français !
Pierre Ygrié
Webs du Gévaudan
24 nov 2009

Très haut débit rural : Risques et Opportunités (Local)

Des encouragements

-La préfecture de la Lozère, contrairement à d’autres départements, parait très impliquée dans les assises des territoires ruraux
-plusieurs initiatives intéressantes ont déjà été prises par le conseil général :PER télémédecine, maisons de l’emploi(visio guichets) etc...
-les grands décideurs du département (président du conseil général, parlementaires) militent pour une exemplarité du département en matière de développement durable et comme développement durable et très haut débit seront de plus en plus liés (cf notre contribution précédente) on peut espérer une relance de la proposition des Webs du Gévaudan de 2003 d’une Lozère laboratoire de très haut débit .Le prochain lancement du schéma directeur très haut débit peut être une opportunité pour annoncer une telle « intention » !
-la spécificité lozérienne (département symbole de la ruralité) commence à être bien médiatisée au national grâce à des initiatives publiques et associatives (présence des Webs du Gévaudan à des colloques nationaux)

Des « inquiétudes »

1-Difficultés culturelles pour nos élites locales à regarder la réalité numérique en face : la Lozère est sinistrée numériquement (cf notre dernière contribution)et ce n’est pas en se voilant la face qu’on résoudra le problème !
2-Mêmes difficultés pour les décideurs régionaux. Tous les élus de la région Languedoc Roussillon(droite et gauche réunis, ce qui est assez rare dans cette région !) se félicitent du plan régional LR et de l’accord passé avec France Télécom qui devrait permettre d’offrir à chaque citoyen en zone blanche (une partie significative du territoire lozérien !) du 2 mégas à échéance de 2011 ! C’est ignorer quelques connaissances élémentaires :
-dés aujourd’hui près de 90 % de la population françaises peut avoir accès à Internet avec un débit supérieur à 2 Mbps et ,dans certains départements, beaucoup plus: dans la Manche par exemple 170 foyers seulement sur 270000 ont une connexion inférieure à 2 mégas !

- le « 2 mégas » risque d’être du bas débit en 2012 ! En effet si l’on considère le développement exponentiel des contenus la circulation d’informations dans la « tuyauterie » Internet sera 5 fois supérieurr en 2012 qu’en 2008 !

3-conscience insuffisante des enjeux de la part d’une partie de la population. C’est patent pour les internautes en bas débit,voire certains Adsl « bas de gamme » dont les « prétentions » se limitent, pour la plupart, à du « bon Adsl » mais c’est aussi vrai pour les internautes en « bon Adsl » qui ne voient pas nécessairement venir le « gouffre numérique » (écart Adsl/FTTH) !
Des propositions
Sachant que :
-l’objectif déclaré du schéma directeur très haut débit devra être du FTTH pour tous les Lozériens à terme (sauf à prendre le risque de ne plus avoir de réseau fixe de télécommunications !) même si cette perspective parait aujourd’hui lointaine pour certains
-tous les investissements devront donc être inscrits dans une démarche de montée en débit . Cette constatation de bon sens est particulièrement vraie pour la couverture des zones blanches par l’attributaire du PPP régional, France Télécom. La montée en débit est le point de passage obligatoire annoncé par tous ceux qui considèrent que dans les territoires ruraux l'arrivée de la fibre dans le cadre du déploiement du très haut débit FTTH se fera, à défaut localement d'une intervention publique volontariste, à un rythme bien moins soutenu que dans les villes

-en l’état actuel le produit NRAZO que France Télécom utilise pour la couverture des zones blanches ne s’inscrit pas dans cette démarche. Le NRAZO aujourd’hui est un lien cuivre dans la plupart des cas à base de multiplexage de paires ; la fibre serait l'exception (environ 1/3 des cas sur l'Auvergne).Or seule la fibre permet la montée en débit. Limité à 2 mégas le NRAZO cuivre n’autorise pas le triple play
Nous proposons que soient testés en Lozère :

- la solution du déport de signal du NRA (Noeud de raccordement des abonnés ou central téléphonique) vers les sous répartiteurs (existants et à créer). Dans cette solution les DSLAMs restent au NRA d'origine, le dégroupage se faisant à ce niveau , c'est-à-dire en amont des sous répartiteurs, limitant de facto les investissements des opérateurs alternatifs. D’après l’Arcep ce serait apparemment la solution la plus pertinente mais ne serait, semble t-il, pas prête à être commercialisée à grande échelle ...raison de plus pour la tester à petite échelle ...en Lozère ! Cette solution permettrait d’offrir au plus grand nombre les services standards du haut débit (triple play) tout en s’inscrivant dans une démarche naturelle vers le très haut débit
Si la stratégie « fibre » de l’opérateur historique se traduit dans les faits la mutation des NRAZO actuels par NRAZO fibrés ne devrait pas poser de problèmes particuliers. Le discours de Didier Lombard parait encourageant ( Nous n’avons jamais été aussi près du but pour la fibre à la maison ...Il faut assurer la couverture sur tout le territoire. Nous interviendrons dans toutes les géographies et en même temps nous réinventerons les services de demain ». Dont acte ! Reste à proposer la Lozère pour traduire ces intentions en actes !

-les dispositifs spécifiques qui seront, espérons le, votés par le parlement ,qu’il s’agisse des dispositifs de péréquation pour trouver les financements ou de dispositifs de mutualisation . L’égalité d’accès des opérateurs de services à cette « tuyauterie » (pour qu’ils puissent proposer les mêmes services partout) doit en effet être garantie..

►Test d’un dispositif inscrit dans une démarche de montée en débit économique pour les opérateurs alternatifs (pose de Dslam au niveau des centraux et non des sous répartiteurs) d’une part, tests de dispositifs de péréquation et de mutualisation d’autre part ne pourraient ils pas faire de notre département, jusqu’ici territoire « hors concurrence », un territoire rural attractif pour des opérateurs de services ? . Tout le monde y trouverait son compte : les Lozériens qui bénéficieraient enfin d’une concurrence sur les services inédite et les opérateurs qui pourraient, outre une rentabilité directe (hypothétique à court terme ?) capitaliser en termes d’image sur leur présence dans le département symbole de la ruralité !
►Si ces propositions sont recevables toutes les conditions seront réunies pour que la Lozère trouve enfin une vraie visibilité numérique grâce à un FTTH rural généralisé (Fiber To The Hameau) avant l’étape ultime du vrai FTTH qui fournira bientôt aux citadins du 100 mégas symétrique à ceux qui le souhaiteront !
Pierre Ygrié
Webs du Gévaudan
24 nov 2009