mardi 24 février 2009

Droit de réponse


Monsieur,

Vos commentaires habilement distillés sur le Net à propos de l’interview que j’ai réalisée de Daniel Bonnet me conduisent à vous faire part de plusieurs réflexions.

D’une part, j’ai beaucoup de mal à concevoir que vous puissiez dénigrer de la sorte un journal auquel vous collaborez régulièrement en tant que correspondant. Bien sûr, afin de ne pas froisser le journaliste avec lequel vous êtes en relation, vous imputez ce que vous considérez comme des turpitudes à « un journaliste de Lons ». A ce titre, deux remarques : je ne vois pas en quoi vous êtes habilité à juger de la compétence de tel ou tel, a fortiori quand ce jugement prend pour seul critère l’opinion personnelle que vous portez sur les propos que ledit journaliste ne fait que rapporter.
Par ailleurs, sachez qu’un journal est indivisible, qu’on ne peut en aucun cas faire de distinction entre telle rubrique et telle autre, entre tel rédacteur et tel autre. C’est – fondamentalement – une entité qui fait corps. C’est une des conditions essentielles de sa pérennité.

En outre, vous utilisez une des ficelles les plus usées par ceux qui veulent dénigrer l’intégralité d’un propos dans sa globalité sensé : focaliser l’intention sur la scorie, l’erreur, l’imprécision purement factuelle afin de décrédibiliser la démarche intellectuelle. « Imprécision de l'hedbo jurassien : il s'agit de la première connexion Wi-Max dans le Jura et non l'inauguration du pylône.... Mais ils ne sont pas à une approximation près.... Mais c'est sans doute la Voix de Lons.... », écrivez-vous. J’espère qu’avec le recul, vous prenez conscience de la malhonnêteté du procédé.

La démarche qui consiste à critiquer un journaliste qui ose donner la parole à quelqu’un dont on ne partage pas le point de vue est pour le moins douteuse. Il est de votre droit d’être partial, mais certainement pas insultant. Car vous critiquez moins Daniel Bonnet que celui qui a eu le « toupet » de lui donner la parole... Vous avez de la presse, de sa fonction, de son utilité, une idée toute personnelle dont j’espère qu’elle ne se généralisera pas de sitôt…

Vous allez jusqu’à émettre des doutes sur mes compétences, pire, sur ma capacité à comprendre les enjeux de la situation et de ce dossier pour le Jura. Permettez-moi de m’en émouvoir…

En guise de conclusion, je vous dirai que je suis probablement celui qui  a écrit le plus d’articles sur le haut débit dans ce département et que Jean-Claude Servillat n’a jamais rien trouvé à redire sur leur exactitude technique. Et que je lui ai donné la parole à de multiples reprises au cours des deux 30 derniers mois. Il me semblait que France Télécom avait bien le droit de donner son point de vue.
Sur le fond de l’affaire, enfin, n’en déplaise au spécialiste que vous êtes, je tiens à rappeler que, sur le sujet, il n’y a pas pour le moment une vérité, mais plusieurs points de vue dont la validité respective ne seront départagées qu'avec le temps.

En attendant, ayez la courtoisie de respecter le droit qu’a chacun de défendre son opinion. Car, ne vous en déplaise, il reste sur ce dossier des « zones d’ombre » qui méritent encore éclaircissement…

Cordialement,

David Régazzoni - Voix du Jura

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